"General Compartment" signifie en indien "ruée sauvage" ou "Lebensraum" pour la version outre-Rhin, imaginez cent cinquante personnes des plus normales tentant de passer en même temps par la seule porte du wagon qui ne pourrait d'ailleurs en accueillir officiellement que le tiers. Et moi au milieu, bref une nuit debout la tête coincée dans le coude, j’ai mal aux dents tant je suis crispé ; parfois je jette un œil au semblant de paysage que le rail défile, en réalité ce sont surtout des odeurs qui m’accompagnent, le train semble suivre un interminable cloaque, derniers souvenirs urbains de la capitale… Au petit matin le quai d’Amritsar est troublé par notre arrivée, et moi je parle déjà de repartir, je sais qu’un temple fabuleux fut édifié non loin, encore faut-il y aller, et j’ai rendez-vous avec une frontière moi ! Je préfère me dégourdir les jambes et entame les 20 km qui me séparent du Pakistan, deux heures plus tard je m’offre un rickshaw, le premier finalement depuis que nous avons découvert que des types pédalaient toute leur vie pour quelques roupies… enfin celui-là est tombé sur le bon chameau, je lui offre un thé pour avoir eu la gentillesse de discuter avec moi. Le poste frontière de Wagha ressemble à tant d’autres, je me faufile au milieu des coolies qui transbordent des oignons et profitent des sacs de jute éventrés par la route pour s’en fourrer plein les poches. Je quitte l’Inde en deux contrôles et un tampon ; en face le croissant de l’Islam me sourit un peu narquois : prêt pour la course ? A rebours, dans l’espace et dans le temps, désormais je file vers l’Occident.
En un coup d’œil je retrouve cette stature des peuples musulmans, ce rien qui fait toute la différence avec le reste, ces gueules fières et assurées, ces hommes altiers quel que soit leur rang : c’est incroyable mais l’atmosphère s’en ressent, détendue et noble, vraiment les indiens me paraissent faibles… A Lahore je n’ai que le temps d’attendre le train pour Quetta dont la moitié est occupée par un régiment d’infanterie, le contrôleur déplace un type pour m’installer. Pour seul effet : m’introduire dans la place en étranger et vrai ami ; il vaut mieux, je passerai 37 heures avec ces gens. Un cénacle de vieux enturbannés tient conseil au milieu du wagon, discutant sans faiblir, l’attentat de la semaine dernière en Inde semble les préoccuper, mais on parle aussi des Américains qui galèrent à côté, chez les Afghans, de l’armée fédérale en patrouille partout dans le Balouchistan à lutter contre des « terroristes » spectraux. Moi c’est surtout le désert qui m’intéresse, j’en sens l’appel profond à travers les barreaux de la fenêtre, le soleil disparaît dans ses draps de poussière et moi sous mon chèche, bercé par l’appel à la prière improvisée là au milieu des bagages. Deux mille kilomètres plus loin je débarque à Quetta, oasis et c’est tout, dernier relais avant l’Iran à l’Ouest et l’Afghanistan au Nord, je trouve un vieux chantier pour étaler mon duvet et jouir de la beauté simplement enivrante d’un ciel étoilé, allongé je revis. Au réveil j’hallucine sur le sommet enneigé qui me fait front, j’enquête sur les moyens de rejoindre la frontière iranienne : un bus en fin d’aprèm, parfait. Je peux donc flâner toute la journée dans ces rues inconnues, je me fais indiscret pour mieux voir et attraper au vol quelques clés pour déchiffrer à la va-vite l’âme de ce peuple dont je sais être déjà amoureux pour en avoir connu les cousins afghans. Je me perds dans une tchaïkhana où l’on m’accueille sans hésitation. Et je dois repartir, mais les nomades ça les connaît… Encore le désert, impérial et absolu, dont le vent me glace lorsqu’on stoppe pour la prière, qu’importe c’est tout bonnement transcendant. Au matin j’ai épuisé mon visa mais pas les mille questions sans réponses, les mille rêves que la route trop rapide a semés… Un Pakistanais m’accompagne dans le corridor de barbelés, un pied en Iran ! après tout ce temps, je regrette déjà de n’avoir que sept jours dans ce beau pays, décidemment je ne le vivrai jamais… Mon seul plan est de retrouver Mehrdad, l’Iranien incroyable de 47 ans rencontré avec Charly sur la Caspienne à l’aller et dont nous ne vous avions finalement pas tant parlé. Mais pour l’instant je dois rejoindre Zahedan, la ville iranienne la plus proche de la frontière soit à 100 km, on ne me laisse pas prendre les navettes, l’armée a des ordres et m’affrète une escorte personnelle, me voilà installé à l’arrière d’un pick-up entre un lance-roquettes et une mitrailleuse lourde… Pourquoi pas ! De Zahedan je ne vois que les enfants poussant d’énormes carrioles où s’entassent des bidons à l’infini, l’intense trafic de pétrole est presque la seule activité de la ville, et mes militaires ne me lâchent qu’une fois assis dans le bus direction Téhéran, je n’ai ni le temps de changer des Dollars ni de rien acheter à bouffer et je ne sais même pas quand nous atteindrons la capitale ! 23 h plus tard… 23 h de faim tenace à maudire ce bus qui trace au milieu d’un désert impassible, je ne rêve que d’une panne qui m’y abandonnerait, 23 h de cette couleur aux élans telluriques, 23 h de songes, « malheur au voyageur qui chevauche plus dans sa tête qu’il ne s’use le cuir sur celui de sa selle »…
Flocons : légers comme mon estomac, glacés comme mes pieds, immaculés comme mon fût ne l’est pas… Et oui, la neige me souhaite la bienvenue à Téhéran, en cinq jours j’ai perdu 30 degrés, le choc thermique m’abat cependant moins que la nouvelle de savoir Mehrdad dans la capitale, si au moins il avait été chez lui dans sa petite ville sur la Caspienne ! mais là il faut que le retrouve au milieu des 12 millions d’habitants !!! Je n’ai rien : ni plan de la ville, ni argent, ni bouffe, ni endroit où le trouver… Je marche intuitivement vers le Nord pour trouver le bazar des changeurs, deux heures de lutte psychologique contre l’abandon qui me talonne, que me servirait-il de baisser les bras ? me voilà seul par choix, la Providence est parfois capricieuse, je l’ai vue nous faire d’improbables largesses et de vraies crasses, dans quelle mesure suis-je véritablement acteur de ce qu’il m’arrive ? Aujourd’hui elle joue les femmes fatales, un type se propose de m’aider et me présente après coup une note de frais salée… Enfin me voilà riche, à la bouffe ! Tu parles je me fais jeter du fast-food pédant où mes tripes trouvaient refuge, j’avoue je suis absolument crade comme l’officier pakistanais me l’avait fait remarquer à la frontière. De nouveau le trottoir enneigé, j’échoue dans un hôtel trop cher, tant pis ce soir je dormirai propre. Au réveil Mehrdad est là, à la réception il a finalement reçu mon mail avec l’adresse du Naderi, place qu’il connaît bien pour y avoir suivi Sadeg Hedayat, poète et écrivain iranien venu plus tard se suicider à Paris. Les retrouvailles sont d’une émotion vraie, et voilà le moment pour moi de vous présenter Mehrdad. Portrait de cet Iran inconnu de nos médias, intellectuel et sincère, progressiste quand d’autres le croient terroriste, multiple au-delà des fanatismes dont on l’affuble. Je passe deux jours avec lui dans la capitale qu’il me fait découvrir, son bazar où l’économie de toute la nation est décidée et dont la puissance peut faire tripler le prix du baril de brut, les anciens palais du Shah dont il se rappelle n’avoir jamais que frôlé les murs sans rêver, la montagne toute proche désormais prise d’assaut par les skieurs du week-end ; puis nous nous rendons chez lui à Tonékabon. Moi je suis tombé malade entre temps, certainement la surprise de l’hiver et la chute de tension après ces cinq jours de voyage sans nuits. Je suis d’une faiblesse incroyable, nous discutons sans fin, moi alité, lui en vrai maître de conférence. Il me raconte sa vie dont le puzzle laissé par la semaine avec lui en septembre restait plus qu’incomplet : né d’un père musicien tenté de se rapprocher du Shah, lui n’en est pas moins un révolutionnaire de la première heure, il doit quitter le lycée et se cacher du chef de la police royale dont il aimait passionnément la fille, lorsque la Révolution éclate en 1979 il est là en première ligne dans les avenues de Téhéran, mais étant trop marxiste il doit à nouveau se terrer durant la terreur (nous Français devons bien comprendre de quoi il retourne) il participe ensuite à de nombreux conseils gouvernementaux et se lie d'amitié avec Rafsandjani – politicien modéré – à qui il apprend l’anglais. Bien sûr nous évoquons les menaces américaines précisées par tous les journaux, la réplique serait terrible. Aujourd’hui sa famille s’est faiblement terrée en Allemagne et dirige un groupe de pression proaméricain, lui galère seul à mendier ses cours d’anglais dans un pays qu’il aime et dont il voit le destin se compliquer de jour en jour. Poète, politicien écarté, journaliste, père, il trouve maintenant dans l’informatique un nouveau défi pour sa vie et l’Iran ! Quand je pense que nous l’avons rencontré par pur hasard ! Allah’u akbar ! Mais les jours défilent et je dois quitter tout ça, je ne suis pas du tout guéri mais je n’ai guère le choix. J’aperçois Mehrdad pour la dernière fois de la vitre d’un car, on se jure d’autres retrouvailles. Déjà la route défile, bien que crevé et affamé je ne trouve ni sommeil ni appétit pour aller mieux, on me largue à 4h du mat’ au terminal de Tabriz, je m’écroule trois heures dans mon duvet et repars de suite, vers la frontière turque. La pluie m’y trouve quand la canicule nous y avait accueillis en août…
Je suis sur les rotules, j’expire en même temps que mon visa, maigre épitaphe en ce 6 Mars 2007. Côté turc rien n’a changé en six mois, je revois même le fils de chacal qui nous avait entubés en nous rachetant Peachie, je le maudis si sincèrement que les Atrides peuvent aller se rhabiller et quitter la tragédie, il semble ne pas me reconnaître : qu’il aille au diable, ce coup de nerf me redonne un semblant d’énergie pour affronter la neige de Dogubayazit. Je me repère aisément dans ce bourg où nous avions fêté la fin de nos aventures turques, je trouve une auberge : il faut guérir maintenant. A ce moment j’ai dans l’idée d’acheter un vélo pour rejoindre votre douce France en alternant avec le train. Je reste deux jours ici à tenter une guérison, passant deux heures devant mon assiette pour la finir, dormant le plus possible. Rien n’y fait semble-t-il, il faut dire qu'il y a plus de neige en Turquie au mois de Mars qu’au Tibet en Novembre… Partir alors, avancer puisque c’est tout ce qui me détermine. Je galère donc en stop pendant trois jours, à errer de routes en bourgades, sans trop savoir quoi faire, chaque kilomètre parcouru à pied quand il faut se déplacer est un défi dérisoire que je peine à relever ; on me revoit à Van, puis près d’Erzurum, un soir presque sur la Mer Noire, j’enchaîne les nuits aux étoiles seule consolation de ce piétinement que j’accepte en trouvant la gaieté dans un regard franc, une conversation de thé dans un turc quasi fluide, un soleil sur une mer de neiges… Je finis par rejoindre la ligne de chemin de fer Nord et grimpe dans un train pour Istanbul sous les adieux d’une bande de potes kurdes, azéris, turcs, arméniens : cocktail d’espoir au royaume flou d’Atatürk. J’ai osé croire à une journée de rail, ce sera deux, à taper la discute avec des flics inénarrables et intarissables, à penser à la suite, demain s’estompe dans le soleil couchant, on verra bien… Minuit le 13, terminus, j’installe mon duvet sous le clapotis des vagues du Bosphore. Au réveil j’ai compris : je suis trop faible pour monter en selle, maladie foireuse et indécise ! En un quart d’heure de ferry me voilà en Europe, je trouve un train pour la Grèce qui ne part que le soir : instantanés d’Istanbul.
Luxe jusqu’à Thessalonique, wagon-lit-frigo-lavabo, service compris ! A la lueur d’une Lune musulmane j’aperçois des lettres grecques, Schengen : adieu l’Asie des poussières. UE : je me sens un étranger au milieu de mes semblables, c’est cinglant. Des tags sur les trains, la mode à tous les panneaux, feux rouges et priorités, passage cloutés entre deux temples antiques : orthodoxie. Thessalonique déploie ses cafés branchés le long de la mer Egée et moi on me dévisage à raison. Je ne trouve pas de bateau pour les îles, il faudrait attendre quatre jours, je n’en aurai pas la force, un train pour Athènes devrait contenter l’envie d’avancer, cette nécessité inépuisée depuis que nous sommes partis. Arrivé à 23h40 je me planque dans un fourré et m’endors heureux d’être plus loin (que quoi ?!) Le lendemain je marche trois heures découvrant au passage une cité que j’avais croisée il y a dix ans, peu de souvenirs et pas de plan de la ville ! En aveugle et à l’affût je débouche sur la plaka, ces ruelles fabuleuses agglutinées comme des moules sur la roche de l’Acropole. Il me semble que je tente de sauver mon voyage comme je peux, par ces nuits vagabondes, ces perditions à l’inconnue des quartiers, saisir encore et encore, partout des derniers souffles. Je rêve que ce n’est pas la fin, et j’en oublie le Parthénon pris d’assaut : des élèves traînés de toute l’Europe par des profs acharnés à les émerveiller. Le soleil m’invite à redescendre et je suis déjà à la gare, « tout est départ » dirait André Velter, moi j’adore ça. Corinthe en flash et Patras en flou. Me voilà de l’autre côté du golfe, sur l’Adriatique. J’observe le soleil caresser la coque des navires, je me noie d’ennui devant la télé : les étudiants grecs se la jouent parigots et mijotent des cocktails façon Sorbonne dans les avenues de la capitale que je viens de quitter. Dommage, j’ai raté quelque chose… A minuit nous larguons les amarres ! Je dors sur le pont pour voler aux cieux une étoile ou deux, histoire de rentabiliser la course. Encore des escales, toujours, je ne m’en lasse pas. Et puis il y a la mer pour s’abandonner un moment, pire que le désert ce truc ! Deuxième nuit de grand-vent, magique par cela même, je vais encore mal mais je suis si bien ! Premières lueurs, dernière heure : derrière la brume sonnent les cloches du monastère St François du Désert, l’ancre est jetée, le sort aussi, que me réservera Venise ? Je commence par me perdre et me reperdre mille fois de canaux en arches minuscules, c'est essentiel ; je me grise au rosé des palais, je pousse la porte d’une église, vide. J’esquinte mon sac sur des crépis bavards, ailleurs le parfum des lessives pendues au-dessus des bateaux m’ennivre, moins qu’un Tocaï pris dans un petit troquet. J’évite San Marco peuplée de pigeons trop humains. Je flâne, j’effleure l’âme de la cité, peu en ont une aussi sensible qu’ici, je marche tout le jour sans plus rien attendre d’autre que la dernière traversée. Une nuit ferroviaire à 125 €… Au matin les vitres du train cachent mal le détrempé du paysage, forêts dénudées, coup sur coup une 2CV et une DS, pas de doutes je suis chez moi ! C’est à ces détails intimes que je comprends qu’on peut aimer son pays, je souris comme un con dans mon compartiment, les passagers ne pourraient pas comprendre. Le voyage me joue un dernier tour – égal à lui-même – il me laisse à la seule gare de Paris que je ne connais pas : Bercy ! Tout est un enchantement, une symphonie silencieuse et triomphale, je voudrais hurler de joie dans les avenues désertes en ce samedi matin. Tout est tapi là, muettement mêlé, ailleurs il y a des mots, mais ce n'est rien.
J'ai perdu toutes les batailles mais j'ai gagné la guerre.
Enfant au tambour. Quetta, Pakistan.
La gare de Lahore, vestige colonial. Pakistan.
Le désert baloutche s'étend sur près de 2500 km jusqu'en Iran. Pakistan.
Devant les Népalais et les Indiens les Pakistanais sont des as de la décoration de camions. Quetta, Pakistan.
Je lance les paris sur la date de la dernière douche... Téhéran, Iran.
"Shah en jette un max !!!" Téhéran, Iran.
Je retrouve le Mont Ararat enneigé du sommet aux vallées. Dogubayazit, Turquie.
En Mars le lac de Van prend des airs de fjörd. Turquie.
Voilà ma cabine de train, peinard tout seul je dors par intermittence pour causes gastriques... Istanbul - Thessalonique.
Au milieu de la nuit j'entre en Europe sans être tamponné. Pythion, Grèce.
La bibliothèque nationale d'Athènes, qui sera prise d'assaut par les etudiants quelques heures plus tard. Athènes, Grèce.
Furtivité féline sur la plaka, des secrets si près d'une Acropole dévoilée à tour de visites guidées. Athènes, Grèce.
En lieu et place de l'antique Agora une église orthodoxe se marie au temple qui fait salle comble... Athènes, Grèce.
Judas d'immensité sur une mer un peu traître. Patras - Venise, Adriatique.
Tomaz et Hrva, Slovènes sympathiques avec qui je discute une heure dos aux lions avachis de San Marco. Venise, Italie.
Ruelles fantomatiques, un type tente de me faire croire au spectre de Jésus ainsi qu'à une découverte scientifique maintes fois étouffée par l'Histoire... Venise, Italie.
En prenant un peu de recul (ce qui offre de virer la "tourista" de l'objectif) la place Saint Marc n'est pas si laide. Venise, Italie.
Durant huit mois je n'ai vécu que pour ça : un mouvement que l'évidence est venue fixer.

Pour la surprise j'ai penché pour la familia !

bon, ces petits salopiauds ne laissent aucune reflexion douteuse, alors j inaugure ce post! Car si le voyage est maintenant fini pour nous trois, c est maintenant que les choses commencent! Perso je me mets a reprendre mes notes du voyage mais bon je lis Bouvier en parallele et, soyons honnetes, la route est longue avant d arriver a ce niveau, alors que d autres en sont deja au stade Sylvain Tesson-style avec les cheveux qui volent au vent sur Noir Dez! hem hem hem!!! lol. En tout cas tres jolies photos, pour un appareil photo pete je trouve que tu t en sors bien. Bon maintenant un petit coup de pub pour les lecteurs assidus de notre blog: ne manquez pas, dans le courant de la semaine prochaine, le nouveau post de raoul et son avocat sur Goa la gracieuse! Retour sur un mois de pur bonheur sur fond d ocean Indien et de palmitaille! Au programme: la playa, les derniers cliches de Pinky, officieusement rebaptisee Jimbo en hommage a l homme qui parle aux esprits indiens eparpilles en sang sur la nationale... ainsi que toutes nos rencontres. A suivre... Et au nom de tous les trois, merci d avoir suivi ce blog, d avoir voyage avec nous, et de nous avoir fait part de vos sensations. Cela dit ce blog n en est pas encore a son dernier souffle, nous comptons bien l alimenter de textes et de photos inedit(e)s! A bientot donc sur onsarrache, et vivement le prochain depart, ca demange deja...
RépondreSupprimerbisous joss
Anton
Merci sieur Koutny, je ferai péter tes barraques en Corse pour avoir osé dire des conneries aussi ineptes... A propos de Tesson, tu savais qu'il avait été d'Ouzbékistan en Turquie de juin à Septembre ? on aurait pu le croiser... enfin il aurait peut-être pas apprécié le pot-que-dalle-catalytique de Peachie vu que lui marchait au rythme de l'Energie Vagabonde, titre de son dernier bouquin, ou comment virer le pétrole de nos vies saturées !
RépondreSupprimerJ'attends "Raoul Duke and his Attorney" avec plus d'impatience qu'un cerf le temps du ruth ! Au boulot les cocos !
et à bientôt sur notre blog évidemment...
Joss
Ah ben ca fait plaisir! du jamais vu je dirais... Les trois d'Istanstok a nouveau réunis...sur le Net !
RépondreSupprimerMerci Anton pour la bande-anonce du prochain post raoul / gonzo mais il va peut etre falloir kon en parle un peu deja au tel nan? Sinon bien vu pour le rebapteme de Pink Floyd, je suis daccord pour Jimbo, ce nom lui colle a la peau c impecc'.
J espere que tout va bien pour toi en corse vieux, que les cailloux sont pas trop durs, que tes chairs purrulantes se sont calmées et que tes vieux potes te manquent un peu... Parce toi tu nous manques!!
Lis bien Bouvier mais fais gaffe ca risque de te faire faire des betises...genre embarquer sur le premier bateau pour la Sicile et reprendre la Route.
Jojo rien de special a dire, bravo pour les photos, je tavoue que je me suis arrété a ca, ne voulant pas avoir a te traiter de Tesson dans ce commentaire... D'ailleurs c ouf ce que tu dis! dire kon aurait pu le croiser!!
Bref cette reflexion devient de plus en plus douteuse... rien a ajouter mes chers collègues. Merci a vous deux, sans qui cette aventure ne l'aurait pas été...
Allez! Yallah! Davai! Tzow-bah! Jalo!
AMARA BAJAJ !!!
attention Anton pas de démageaisons intempestives ...elles sont parfois contagieuses. A vrai dire votre long séjour à Goa fait oublier le début de la route et ressemble au séjour touristique un peu déjanté (à bien y regarder ...et je n'ai l'oeil ni torve ni flou ...on y aperçoit pas mal de joints...) bref tout cela est évidemment super et les souvenirs le seront encore plus mais ...au boulot y a pas d'autre choix pour le moment (c'est d'ailleurs le meilleur moyen d'atteindre le vrai "free country".
RépondreSupprimeret alors les histoires de Goa et la suite? on attend toujours...
RépondreSupprimerChez nous, depuis, la naissance d'un autre petit gars, que le voyage démangera peut-être dans 20 ans, à lire vos lignes...
On verra bien.
on peut encore commenter, qqs mois après ?
RépondreSupprimerapparemment on peut !
RépondreSupprimerAlors quel "comment" pourrait laisser le prof de français sur le style de son fiston ? Tesson ou Bouvier, je ne crois pas. Bouvier a vécu tout autre chose, et Bouvier vise plus les gens. Chez Joss, c'est un oeil fixé sur le nombril, avec des allusions indéchiffrables, et un oeil allumé par la folie des mots - les rimes sont très fréquentes, et elles expédient le lecteur vers d'autres cieux en miroirs, ce qui est bien le but, non ?
Enfin, moi j'aime bien, surtout quand je comprends.